Visualisation des données
Visualisation des données
La visualisation est un moyen de transformer les données en solutions. Un bon emploi du temps permet d'économiser du temps, de réduire la charge cognitive et de voir les schémas plutôt que les « dessins ». Ci-dessous, un guide de terrain : des objectifs et la sélection des graphiques à la conception, le storytelling et l'exploitation dans le produit.
1) Objectifs et auditoires
Objectifs : recherche (EDA), explication (insight → action), surveillance (dashboards), persuasion (présentations).
Publics : guide (haut niveau et tendances), produit/marketing (entonnoirs, cohortes), ingénieurs/ML (SLA, dérive, métriques modèles), conformité (risques/contrôles).
La règle d'or : une visualisation est une question majeure.
2) Sélection de graphiques (triche)
Anti-schémas : graphiques 3D, axes doubles sans besoin évident, légendes surchargées.
3) Composition et lisibilité
Hiérarchie : Titre → insight clé → détails.
Filet et retraits : lignes superflues enlevées ; les signatures numériques sont moins fréquentes mais appropriées.
Polices : 3 tailles (titre, axes, signatures) ; évitez le kapsus et les « petites choses ».
Annotations : signez les points de pointe/anormaux, les changements de stratégie/campagne.
Layout dashboard : règle « Z » ou « F », 3 à 6 cartes par écran, une NSM en haut.
4) Couleur et codage
Signification de la couleur : catégories - palettes de qualité ; ordonnées - gradients ; divergent - pour « supérieur/inférieur à la normale ».
Contraste : Rapport ≥ 4. 5:1 pour le texte ; Vérifiez les palettes de daltonisme-sécurité.
Minimum de couleurs : l'idéal est 1 accent + 1-2 auxiliaires.
Canal de données : d'abord position/longueur, puis angle/zone, couleur - comme amplificateur.
Accent : soulignez l'essentiel (highlight), le reste est gris.
5) Storitelling
Cadre : contexte → conflit (question/anomalie) → découplage (conclusion/action).
Narration sur le graphique : titre principal (insight), sous-titre (comment lire), notes (pourquoi important).
Comparaisons : avant/après, contrôle/test, YoY/DoD, grandeurs normalisées.
Unités et échelles : unités explicites, arrondis raisonnables, point zéro sur les barreaux.
6) Dashboards : De la mise en page à l'exploitation
Couches : Executive (1-2 pilotes NSM + 3), Domaine (entonnoirs/cohortes), Ops/ML (SLA/dérive/alertes).
Filtres : temps, segments (pays/canal/plateforme), expériences.
Cartes : KPI-tyles avec tendance/sparkline, drill-down par clic.
États : vide (pas de données), « erreur », « téléchargement ».
Mise à jour : indiquez la fréquence/lag (par exemple, « mis à jour 10 min en arrière »).
7) Métriques de qualité de visualisation
Temps avant l'initiation (TTI) : secondes avant de comprendre « ce qui se passe ici ».
Charge cognitive : nombre d'éléments/légendes ; l'objectif est un minimum de changements de regard.
Précision de lecture : divergence « par œil » vs valeurs réelles.
Utilisation : clics/scroll/conservation ; quelle carte donne les solutions.
Confiance : proportion d'interprétations correctes dans un test personnalisé.
8) Disponibilité et localisation
Textes alt et titres descriptifs.
Couleurs distinctes dans le daltonisme ; dupliquez les couleurs avec la forme/la barre.
Localités de nombres/dates, échelles à droite pour certaines langues.
Navigation au clavier et raccourcis de lecture d'écran pour les dashboards Web.
9) Anti-modèles
Chartjunk : éléments décoratifs qui ne portent aucun sens.
Tartes avec 7 secteurs + : remplacer par un tableau de bord.
Deux axes Y sans besoin évident : Mieux vaut normaliser/montrer deux panneaux.
Fausse précision : 12 caractères après la virgule, échelles « déchirées » sans avertissement.
L'interactivité infinie : cache la pensée principale - d'abord une vue clé statique.
10) Modèles de visualisation par tâche de données
Cohortes et rétention : heatmap/calendrier + lignes de tendance D7/D30.
Entonnoir : barre étape par étape + conversion deltas ; annotations des expériences.
Surveillance ML : métriques (PR-AUC, Recall@FPR≤x %), étalonnage (Reliability curve), dérive (PSI heatmap), latinité p95.
Finances : Chutes d'eau (pont) pour les contributions de facteurs dans le RGG/recettes.
Anomalies : ligne avec couloir de confiance + marqueurs d'événements/releases.
Segmentation : petits multiples par segments ; UMAP scatter avec coloration.
11) Outils et pile
Recherche : notebooks + matplotlib/plotly, grammaires de type ggplot.
BI/dashboards : Tableau/Power BI/Looker/Metabase/Superset.
Front Web : D3/Observable, Plotly. js, Vega-Lite; pour les widgets prod - les bibliothèques canvas/WebGL légères.
Normes : système de graphiques de conception (couleurs, grilles, polices), composants-modèles.
12) Performances et données
Calculer les unités du côté DWH ; chargez paresseusement de grandes séries.
Downsampling/biningi pour rangées longues ; les « petits multiples » au lieu des heatmap géants.
Mise en cache des tranches populaires ; sparkline precompute.
Contrôler N catégories uniques (≤ 12 par graphique).
13) Visualisation de l'incertitude et comparaison
Intervalles/bandes de confiance, barres d'erreur, box/violin pour les distributions.
Transparence/hachures pour « plan/fait ».
Normaliser les unités ; pour les variations relatives, l'indice (t0 = 100).
Ne mélangez pas les échelles linéaires et logarithmiques sans explication explicite.
14) Code visuel et hovernance
Checklist je revouille : le but est clair ? le calendrier est-il bien choisi ? la légende est-elle lisible ? Unités/source/date de mise à jour spécifiée ?
Dictionnaire de termes : définitions uniques des indicateurs clés de performance ; version des formules sur les graphiques.
Versioning : « dashboard vX », date de sortie, changelog.
Sécurité : masquer le PII ; agréger à un niveau sûr.
15) Chèque avant publication
- Le titre formule l'insight et non le « type de graphique »
- Les signatures essieux/unités/source/date de mise à jour sont indiquées
- L'échelle et le point zéro sont corrects ; pas d'axes trompeurs
- Les couleurs sont contrastées et le daltonisme-sûr ; la légende est minime
- Annotations des principaux événements/expériences ajoutées
- Il y a des états vides/erronés et des mises à jour SLA convenues
- La visualisation passe par un « test de compréhension de 5 secondes »
Mini-glossaire
Petites multiples : une série de graphiques identiques pour différents segments/périodes.
Chartjunk : une « poubelle » visuelle qui ne transporte pas de données.
Diverging palette : palette avec milieu neutre (inférieur/supérieur à la normale).
Sparklines : Mini-graphiques étincelles à côté du KPI.
Résultat
Une visualisation forte n'est pas un « beau graphisme », mais une pensée claire, un type de diagramme fidèlement choisi, une discipline de composition et de couleurs, un reflet honnête de l'incertitude et une expérience de dashboard soignée. Faites une vue de départ simple, mettez l'accent sur l'essentiel, documentez les définitions et surveillez l'exploitation - c'est ainsi que la visualisation devient un outil de contrôle, pas une décoration.